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Le vin blanc gagne du terrain à la faveur de nouvelles habitudes alimentaires

8 mai 2019


Par Marie-Josée Cougard /

Le vin blanc gagne du terrain à la faveur de nouvelles habitudes alimentaires. La consommation de vin en France évolue au profit du rosé et du blanc et au détriment du rouge. La désaffection à l’égard de la viande de boeuf explique en partie cette tendance.

Longtemps réduit à une portion congrue de l’ensemble vin, le blanc bénéficie d’un engouement accru auprès des Français. Entre 2010 et 2018, la grande distribution a vendu 108 millions de litres de vin rouge de moins, mais 51 millions de litres de rosé et 7,2 millions de litres de blanc de plus, selon le cabinet IRI.
À quoi tient cette évolution ? De plus en plus, les repas prennent l’allure d’« apéros prolongés », répond Miren de Lorgeril, présidente de l’interprofession du Languedoc Roussillon (CIVL). « Ce qui profite beaucoup à la consommation du blanc, qui bénéficie d’une fausse image de légèreté, alors qu’il a le même degré d’alcool que les autres couleurs. »

Le phénomène touche plusieurs générations. « On a pensé pendant un temps que le blanc et le rosé étaient la manière des jeunes d’aborder la consommation de vin. On constate que l’habitude perdure et que ce n’est pas une question d’âge. Les femmes privilégient le blanc », ajoute la présidente de CIVL. La désaffection à l’égard de la viande de boeuf explique aussi que le rouge perde du terrain par rapport aux autres couleurs. En France, la consommation de boeuf a chuté de 12 % en dix ans selon le Credoc. De quoi affaiblir le modèle traditionnel viande rouge-vin rouge.

La Bourgogne « blanchit »

Tout cela a un impact. En Bourgogne, la région des grands blancs, « le vignoble continue de blanchir », dit Christian Vanier, directeur général du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB). « Au point que les blancs font leur apparition en Côtes de nuit, tout un symbole. » Le blanc pèse désormais les deux tiers de la production de la région. Les rouges disparaissent du Mâconnais, où ils ne représentent plus que 300 hectares sur 8.000 ! « Nous avons une clientèle très fidèle en Europe du Nord et au Japon. Mais il y a des grandes régions, comme la Chine, où on n’est pas présent », nuance Christian Vanier. « Une situation liée à la symbolique de la couleur rouge dans l’empire du Milieu ». Un autre facteur explique la montée en puissance du blanc. « C’est moins un vin de garde que le rouge. Il correspond mieux aux envies de consommation immédiates actuelles », dit Christian Vanier.

La tocade américaine

Aux États-Unis, le premier marché pour le vin, la consommation de blanc a bondi de 36 % depuis 2005.  Deux cépages ont la faveur des Américains, le sauvignon et le chenin, ce qui a permis aux Pays-de-Loire  de tripler leurs exportations en dix ans, de 26 à 67 millions d’euros, selon l’interprofession Interloire. Le muscadet issu d’un autre cépage, le Melon de bourgogne est lui aussi porté par la vague. « En cinq ans nous avons doublé nos exportations à 7 millions d’euros », dit François Robin de la Fédération des vins de Nantes. Outre-Atlantique, on aime le muscadet en accompagnement des fruits de mer comme en France. Malgré l’ancrage des rouges dans son vignoble, le Languedoc-Roussillon, voit également l’émergence des blancs. Ils ont fait un bond de 51 % à l’exportation en cinq ans en valeur, précise Miren de Lorgeril.

Tous vignobles confondus, les ventes de blanc en grandes surfaces ont progressé de 4,5 % en dix ans en France, quand les ventes de rouge reculaient de 20 %, selon IRI. Entre 2016 et 2018, la part du blanc est passée de 18 % à 21 % de l’ensemble, pour atteindre un chiffre d’affaires de 0,9 milliard d’euros en GMS. De quoi lever son verre.

Source : Les Echos

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